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affiche La bataille De Gaulle l'âge de fer

La bataille De Gaulle l'âge de fer

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Genre : Ciné région

L'Actu

La bataille De Gaulle l'âge de fer
Genre : Guerre
Pays : France 
Durée : 2h40
Réalisateur : Antonin Baudry                                                                                                                         
Acteurs : Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur


Le récit commence par la contre-attaque de Montcornet pendant la bataille de France en 1940. De Gaulle refuse l’armistice signé par Pétain et crée les Forces Françaises Libres. Il avait déjà prononcé son fameux appel du 18 juin. « Moi, général De Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la Résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » En parallèle, nous suivons un jeune étudiant, Fernand Bonnier de La Chapelle qui refuse la défaite. Il continue la lutte, participant le 11 novembre 1940 à la manifestation anti-allemande des étudiants devant l'Arc de Triomphe.

 En Angleterre, De Gaulle doit s’imposer comme le représentant de la France libre avec, pour unique soutien, celui de Winston Churchill. Peu à peu, des hommes et des généraux comme Leclerc, Kœnig, refusant la défaite, le rejoignent pour continuer la lutte. L'âge de fer nous montre toute la difficulté à s’imposer avec de nombreux revirements du gouvernement anglais. Kœnig, commandant la 1e Brigade française libre, s’illustre à la fameuse bataille de Bir Hakeim. Ils devront faire face aux armées allemande et italienne en surnombre avec une poignée d'hommes prêts à se sacrifier pour permettre aux Anglais de se replier comme à Dunkerque. Leur victoire apporte un poids de plus à la reconnaissance de ces Don Quichotte d’un autre temps. De Gaulle est enfin reconnu comme un interlocuteur important ; sortant de l’ombre, il est prêt pour la suite de cette histoire.



J’appartiens à cette génération, née dix ans après-guerre, bercée par la figure du général De Gaulle. C’est sans doute ce qui explique que peu de films furent tournés sur son parcours. Antonin Baudry réussit le pari de faire un film grand public, blockbuster, et intime à la fois, sans tomber dans l’hagiographie. Il rend la figure du Général plus humaine, avec une petite pincée d’humour, une manière de désacraliser l’icône. La mise en scène, assez classique, nous rappelle ces grands films de guerre de l’époque où une poignée d’hommes se retrouve plongée dans l’impossible au cœur des ténèbres, comme Paris brûle-t-il ?

On remarquera quelques cadres inspirés. Baudry touche à l’essentiel en privilégiant les grands moments marquants qui ont abouti à la reconnaissance du général De Gaulle comme représentant de la France libre. Aujourd’hui, notre regard sur la Seconde Guerre mondiale a bien changé. Antonin Baudry s’appuie sur la biographie écrite par Julian T. Jackson Une certaine idée de la France, loin du mythe et des symboles.

Dans cette première partie, c’est un homme seul, en exil, porté par l’honneur et la grandeur de la France. Il n’est connu que des cercles politiques mais encore ignoré du grand public. C’est un combat subtil entre les intérêts des uns et des autres, et ceux des futurs Alliés. Ils pensent que la France est perdue et aux mains des nazis, avec Pétain. Le seul à croire en De Gaulle, sans doute par opportunité, c'est Churchill.

Le vieux briscard, dans un premier temps, l’utilise plutôt pour les intérêts de l’Angleterre, n’hésitant pas à sacrifier Koenig pour sauver son armée. Dans cette première partie, c’est le jeu de la diplomatie, une partie d’échecs dont De Gaulle sortira vainqueur. Nous découvrons qu’imposer un petit groupe résistant se joue à l’ombre des salons mais aussi sur le champ de bataille grâce à des exploits impossibles. En parallèle, c’est la Résistance balbutiante qui, à cause de la manifestation réprimée des étudiants, commence à se construire.

 Moulin fait une brève apparition. Il constate le manque d’organisation et de moyens de la Résistance encore à ses débuts. Dans un premier temps, De Gaulle est plus attaché à s’imposer et à reconquérir une partie des colonies au nom de la France libre. Le réalisateur montre bien le côté visionnaire du Général qui avait raison avant tout le monde. Dès la fin de la Première Guerre mondiale, il prône l’utilisation des blindés dans la guerre contemporaine. Le film doit beaucoup à ses acteurs, et notamment Simon Abkarian, remarquable dans la peau du Général qu’il humanise.

 Tout comme l’humour dont le Général ne manquait pas, et un côté Don Quichotte, qui peut paraître paradoxal. Il existe pourtant bien à l’intérieur de cet homme qui dut lutter contre les moulins à vent. À l’image de Lawrence d’Arabie, De Gaulle écrit son destin dévoilé dans un film ambitieux mêlant la grande histoire, les combats et les tractations de l’ombre pour en montrer quelques pans méconnus. Baudry se permet parfois quelques raccourcis, un peu d’éloquence, mais comme le disait Abel Gance à son conseiller historique sur Austerlitz : « Monsieur, je ne fais pas de l’histoire, mais du cinéma. ».

Patrick Van Langhenhoven        




Fiche technique


     Titre original : La Bataille de Gaulle
        1re partie : L'âge de fer
        2e partie : J'écris ton nom
    Réalisation : Antonin Baudry
    Scénario : Antonin Baudry et Bérénice Vila, d'après De Gaulle : une certaine idée de la France (A Certain Idea of France: The Life of Charles de Gaulle) de Julian T. Jackson
    Musique :
        1re partie : L'âge de fer : Volker Bertelmann
        2e partie : J'écris ton nom : Théo Cascio
    Décors : Benoît Barouh
    Costumes : Laurence Chalou
    Photographie : Giora Bejach et Pierre Cottereau
    Son : Lucien Balibar, Nicolas Cantin, Pascal Villard, Aymeric Devoldère, Katia Boutin, Cyril Holtz, Niels Barletta
    Montage : Rehman Nizar Ali et Katie Mcquerrey
    Production : Jérôme Seydoux, Ardavan Safaee et Axelle Boucaï
    Sociétés de production : Pathé Films ; coproduit par TF1 Films Production et Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma
    Société de distribution : Pathé (France)
    Budget : 74 millions d'euros (37 millions par film)
    Pays de production :  France
    Langue originale : français
    Format : couleur
    Genre : drame biographique et historique, guerre
    Durée :
        1re partie : L'âge de fer : 159 minutes
        2e partie : J'écris ton nom : 157 minutes
    Dates de sortie
        1re partie : L'âge de fer :  20 mai 2026 (Festival de Cannes 2026) ; 3 juin 2026
        2e partie : J'écris ton nom : 3 juillet 2026



Distribution

    Simon Abkarian : Charles de Gaulle
    Niels Schneider : le général Leclerc
    Thierry Lhermitte : Henri Giraud
    Karim Leklou : Blazej
    Florian Lesieur : Fernand Bonnier de La Chapelle
    Simon Russell Beale : Winston Churchill
    Dan Kadosh : Gustavo Camerini
    Benoît Magimel : Pierre Kœnig
    Kacey Mottet-Klein : Geoffroy de Courcel
    Félix Kysyl : Jean Moulin
    François Göske : Klaus Barbie
    Anamaria Vartolomei : Livia
    Adèle Jayle : Yvonne de Gaulle
    Loïc Corbery : René Pleven
    Mathieu Kassovitz : François Darlan
    Tom Mison : Anthony Eden
    Campbell Scott : Franklin Delano Roosevelt
    Grégoire Colin : Georges Thierry d'Argenlieu
    Pablo Cobo : Colonel Passy[12]
    Anthony Calf : Edward Spears
    Pip Torrens : le général Montgomery
    Maxime Bailleul : Muselier
    Daniel Betts : Eisenhower
    Chaïm Feroleto : Pierre, le frère de Livia[13]
    Stephen Campbell Moore : Macmillan
    Noémie Schmidt : Susan Travers
    Alice de Lencquesaing : Suzanne Torrès
    Pierre Aussedat : Georges Catroux
    Janis Ahern : Florence Conrad
    Joseph Fourez : Claude Hettier de Boislambert
    Soufiane El Khalidy
    Sami Ameziane