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affiche 43 Festival du cinéma Américain

43 Festival du cinéma Américain

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Genre : Festival Cinéma

L'Actu

La majeure partie de l’année, Deauville est une station balnéaire calme et tranquille, mais du 31 août au 9 septembre, la promenade des planches prend une allure de cinéma. La magie se dégage, tout change, les aficionados se retrouvent pour partager. Ils rient, pleurent, s’interrogent sur le sens de la vie, s’énervent mais en aucun cas ne sont passifs. Car oui, c’est également ça Deauville : un lieu où, pendant une semaine, tout aussi éreintante que féérique, l’on échange. C’est bien simple, on ne parle que de cinéma et de ce qu’il provoque en nous.

Nous en sommes à la 44ème édition du Festival du Film Américain de Deauville. Films américains mais c’est sans compter sur la présence d’un jury français et parfois, de réalisateurs originaires de notre cher pays mais ayant mis en scène leur long métrage sur le continent où même nos rêves les plus fous sont supposés se réaliser.

C’est en 1975 qu’ « Hollywood se trouve un verger en Normandie ». Cette citation d’Anne d’Ornano, qui accompagnée de Michel d’Ornano et de Lucien Barrière a rendu possible ce festival, résume à merveille ce que représente Deauville. La passion commune pour le cinéma d’André Halimi et Lionel Chouchan donne lieu à l’une des plus prestigieuses cérémonies qui existe aujourd’hui. Le festival est composé de 8 sections. La compétition, les avant-premières et les documentaires de l’Oncle Sam sont les principaux événements.

Les festivaliers peuvent découvrir 24h/24 le patrimoine d’ Outre-Atlantique et la découverte en exclusivité des meilleures séries. Enfin, il y a les hommages, la section carte blanche où une personnalité des arts vient faire partager sa vision de l’Amérique et la section du Nouvel Hollywood qui honore un comédien ou une comédienne pressentis comme espoirs cinématographiques. A noter que le festival propose également des master-class. On y décerne le Grand Prix, le Prix du Jury, le Prix de la critique internationale ainsi que le Prix de la Révélation Cartier. Le Prix du Public de la ville de Deauville, est attribué par les spectateurs à l’un des films en compétition ayant obtenu la majorité des votes en salle.

Cette année encore c’est un feu d’artifice d’étoiles surprenantes qui attend le festivalier et les professionnels. Le cinéma indépendant se fait de plus en plus la part belle. Loin des grosses machines de la rentrée, c’est un cinéma plus proche de celui d’auteur que nous propose cette cuvée 2017. Une compétition fort alléchante crée dès son annonce des attentes, des enthousiasmes à venir qui s’envoleront sur les planches avec des discussions animées. Nous retiendrons pour notre part A Ghost Story une histoire de fantômes peu commune, Blueprint une fois de plus le racisme au cœur d’un choix crucial, la haine ou la violence, Brooklyn Yiddish la difficulté d’être père au cœur de la tradition.

C’est sur ces morceaux de synopsis, ces promesses, que nos cœurs s’emballent comme pour Katie Says Goodbye une jeune fille perdue, The Rider le rodéo en question. Les premières feront état une fois de plus de la tendance du cinéma américain, ses thématiques optionnelles, ses questionnements profonds. Les hommages, c’est la promesse de rencontres, de partage avec des figures qui nous envoutent tout au long de leur carrière. Nous attendrons donc avec impatience Darren Aronofsky, pour Mother qui ne manquera pas de nous bousculer. Laura Dern, actrice emblématique d’une génération, viendra enchanter les planches. Jeff Goldblum le mathématicien de la saga Jurassic, Woddy Harrelson l’enfant terrible, Robert Pattinson et Michelle Rodriguez ne manqueront pas, entre charme et turbulence, de nous surprendre.

On imagine que la programmation sera riche et pleine de surprises !

En attendant, c’est avec ce même émoi que l’on s’apprête à retrouver le charme de la Normandie. On vit au rythme des films, le temps n’est plus linéaire mais continu, les reflets du soleil viennent troubler les yeux des journalistes, enfermés dans des salles obscures où tout semble éternel, infini…

Caroline Vincent