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affiche House of Gucci

House of Gucci

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Un film de Ridley Scott,
Avec Lady Gaga, Adam Driver, Al Pacino,

Genre : Biographique
Durée : 2h37
États-Unis

En Bref

C’est l’histoire d’un empire au sommet de la gloire et de la chute d’une famille. Aldo, le fils prodigue, dirige la marque Gucci fondée par le père. Rodolfo, son frère, lui laisse les mains libres. Il s’enferme dans un passé, sa demeure est devenue un temple dédié à sa femme bien-aimée, trop tôt disparue. Paolo, le fils du premier, rêve de fonder sa propre collection. Il lui manque juste un peu de talent. Maurizio, le fils de Rodolfo, se voit avocat, loin de l’empire familial. À l’image des grandes familles de l’Antiquité ou de la Renaissance, les pièces de la tragédie sont en place. Tout commence par un mariage désavoué par un père. Maurizio épouse une jeune prolétaire, Patrizia Reggiani, fille de camionneur et bientôt princesse Gucci. Elle espérait mieux que cette vie de bannie, mais la jeune mariée sait attendre son heure. Grâce à l’oncle Aldo, la famille renoue les liens perdus et Maurizio, poussé par sa femme, peut enfin prendre la place qui lui revient. La maison Gucci tremble sur ses bases. Suite à des malversations financières, elle est au bord du gouffre. Il faut sauver la maison Gucci. Aldo ignore qu’il invite la louve dans la bergerie avec Patrizia devenue mère. Commence la longue route marquée par des trahisons, des scandales, des retournements de situation, et le meurtre comme dans toute bonne tragédie. Ce dernier est l’œuvre d’une veuve noire avide de gloire et de richesse.


Ridley Scott revient peu de temps après Le dernier Duel pour une grande saga familiale aux allures de tragédie. Nous passerons sur les héritiers Gucci critiquant le manque de ressemblance avec les vrais personnages. Tout est en place pour nous rappeler ces tragédies antiques des grandes familles impériales ou de la Renaissance, les Borgia et les Médicis en particulier. Dans cette saga contemporaine aux odeurs de soufre, tous les ingrédients du drame apparaissent dès le début. C’est l’avidité, la gloire à tout prix, représentée par la figure que les journaux appelleront la veuve noire. Patrizia Reggiani mériterait à elle seule un biopic avec un parcours des plus sombres. De père inconnu, elle est adoptée par le nouveau mari de sa mère. Ridley Scott nous montre une jeune femme manipulatrice, capable de tout pour se faire épouser du jeune naïf amoureux, Maurizio Gucci.

Le couple finit par prendre la main sur l’oncle Aldo dans un jeu de trahison et manipulation digne des familles italiennes nommées plus haut. Maurizio, jeune homme amoureux, ne peut rien refuser à sa femme. Il se transforme au fur et à mesure du récit, prend de l’assurance pour finir par dépasser celle-ci dans ce jeu d’échecs sans pitié. D’autres figures gravitent autour de cette galaxie, de l’avocat manipulateur au cousin excentrique rêvant de mode. L’oncle Aldo, fils du patriarche, Parrain du clan, n’est pas à une malversation près. L’autre frère, Rodolfo, se noie dans un passé de pellicule, repassant en boucle l’image de sa femme actrice. Il est dommage que le film ne creuse pas assez tous ces portraits.

Cette longue galerie de figures incontournables du drame, de l’amoureux au père enfermé dans sa tour d’ivoire, passe par le tribun avide, le jeune prince fou et la femme sans cœur. Ridley Scott se contente de dérouler proprement le ruban d’un récit macabre avec la mort au bout. La mise en scène classique, inspirée par d’autres récits, ne décolle jamais. C’est peut-être dû à un projet qui démarre en 2006, passe par d’autres mains avant de lui revenir. Il manque un souffle épique et tragique pour nous saisir de l’intérieur et nous emporter dans ces grandes fresques, entre ténèbres et lumière, entre la main du diable et la bienveillance de Dieu.

 Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
Support vidéo :
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Sous-titres :
Edition :


Titre original et français : House of Gucci

    Titre québécois : La saga Gucci

    Réalisateur : Ridley Scott

    Scénario : Becky Johnston et Roberto Bentivegna, d'après le livre The House of Gucci: A Sensational Story of Murder, Madness, Glamour, and Greed de Sara Gay Forden

    Musique : Harry Gregson-Williams

    Direction artistique : Massimo Pauletto et Gianpaolo Rifino

    Décors : Arthur Max

    Costumes : Stefano De Nardis

    Photographie : Dariusz Wolski

    Montage : Claire Simpson

    Production : Giannina Scott, Ridley Scott et Kevin J. Walsh

    Sociétés de production : Metro-Goldwyn-Mayer, Bron et Scott Free Productions

    Sociétés de distribution : United Artists Releasing (États-Unis et Canada), Universal Pictures International France (France)

    Budget : 75 000 000 $

    Pays de production : États-Unis

    Langue originale : anglais

    Format : couleur — 2,39:1

    Genre : drame, biographie

    Durée : 157 minutes

    Dates de sortie : 24 novembre 2021

Distribution

    Lady Gaga (VF : Audrey Sourdive) : Patrizia Reggiani

    Adam Driver (VF : Valentin Merlet) : Maurizio Gucci

    Jared Leto (VF : Damien Witecka) : Paolo Gucci (en), le cousin de Maurizio

    Jeremy Irons (VF : Féodor Atkine) : Rodolfo Gucci, le père de Maurizio

    Salma Hayek (VF : Ethel Houbiers) : Giuseppina Auriemma

    Al Pacino (VF : José Luccioni) : Aldo Gucci (en), le père de Paolo et frère de Rodolfo

    Jack Huston : Domenico De Sole (en)

    Reeve Carney : Tom Ford

    Camille Cottin (VF : elle-même) : Paola Franchi (en)

    Vincent Riotta : Fernando Reggiani, le père de Patrizia

    Alexia Murray : Silvana Reggiani, la mère de Patrizia

    Mia McGovern Zaini : Alessandra Gucci, la fille de Maurizio et Patricia

    Florence Andrews : Jenny Gucci, la sœur de Paolo

    Mădălina Ghenea : Sophia Loren

    Youssef Kerkour : Nemir Kirdar

    Mehdi Nebbou (VF : lui-même) : Said

    Miloud Mourad Benamara : Omar

    Antonello Annunziata : Karl Lagerfeld

    Catherine Walker : Anna Wintour

    Martino Palmisano : Richard Avedon