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affiche The Batman

The Batman

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Un film de Matt Reeves,
Avec Robert Pattinson, Zoë Kravitz, Paul Dano ,

Genre : Science-fiction
Durée : 2h55
États-Unis

En Bref

La ville ploie sous la pluie qui tombe sans cesse comme pour la nettoyer de son âme sombre. Elle respire le chaos et le mal virulent des âmes noires. Dans l’ombre, un chevalier tente encore de racheter son cœur perdu. Un nouvel ennemi sort des ténèbres pour purifier la fange de Gotham. Le Riddler laisse une longue trace de cadavres avec une énigme à résoudre pour Batman à chaque fois. Il commence par le maire de la ville et continue sa liste de ripoux de crime en crime. Le commissaire Gordon et le chevalier de la nuit tentent de suivre la piste, de devancer le meurtre de la prochaine victime, sans succès. Elle les mène à un vieil orphelinat anciennement dirigé par Thomas et Martha, les parents de Bruce Wayne. Cette vague de profiteurs engloberait les parents du jeune milliardaire. Quel est le lien avec leur mort dans une ruelle sombre ? Peu à peu les pièces de l’échiquier s’assemblent, dévoilant une drôle de figure. Elle pourrait impliquer bien plus de monde, à commencer par les familles fondatrices les Wayne, Arkham, les Cobblepot, les Elliot, et les Gates. Batman et Gordon peuvent compter sur une alliée en quête de vengeance, Cat Woman. Nulle rédemption n’est promise à cette cité corrompue qui atteint son paroxysme avec la dernière énigme, la plus noire d’entre toutes. Les pièces sont en place pour l’échec et mat final, dans un chaos apocalyptique noyé sous les flots de la renaissance.


Neuvième film de la franchise c’est sans aucun doute l’un des plus sombres et le plus nihiliste. Tim Burton avait su en son temps donner ses lettres de noblesse à un personnage de l’ombre. Joël Schumacher l’avait saupoudrée d’un peu de fluo et Nolan d’un peu de noirceur pour relancer le genre. C’est un surprenant Batman qui attend le public, plus dans la veine de Seven de David Fincher. C’est donc sous une pluie presque continuelle, dans une ville de l’ombre parsemée de halos de lumière, que notre héros erre en quête de l’énigmatique Riddler. Chaque meurtre est une marche de plus vers le plus corrompu d’entre tous. Pour le Riddler, il n’existe aucune rédemption pour cette ville vendue au diable. Il faut balayer le passé pour reconstruire l’avenir. Pour le chevalier noir, il est encore temps de panser les plaies, de chercher au loin l’aube qui pointe. C’est un fantôme, un mort vivant qui avance sous cette pluie pour libérer les âmes emprisonnées dans la fange. Il est aidé par le commissaire Gordon qui n’a jamais basculé dans le camp du mal.

Vengeance est aussi l’autre nom que pourrait porter Batman. Comme Cat Woman, il est hanté par celle-ci. Son combat ne pourra s’affranchir de l’ombre du mal qu’une fois celle-ci accomplie. Ce dernier volet surprendra le fan de base. Pas de combats virevoltants, pas de courses poursuites, pas de Joker fou grimaçant, tout est intériorisé. C’est au plus profond de l’âme qu’il plonge pour en sonder sa part de ténèbres. Robert Pattinson campe un Batman sombre, assez juste, dans un film manichéen. Nous avons plus de mal avec la version Bruce Wayne assez fade et effacée. Le personnage de Cat Woman semble plus un ajout qu’une vraie part narrative. Il faut accepter la lenteur du récit, le jeu de piste façon partie d’échecs. Ce qui intéresse Matt Reeves, c’est plus ce qui se passe dans le cœur des personnages que leurs actions. Il semble d’ailleurs n’avoir aucune influence sur la partie qui se joue.

C’est bien le cheminement qui les conduit de l’intérieur à l’extérieur qui fait l’intérêt du film. Comment ils doivent composer avec les événements et la noirceur de la ville pour demeurer fidèles à leurs convictions de chevalier blanc ? Matt Reeves se fait connaître avec Cloverfield, Laisse-moi entrer un remake de Morse et surtout sa vision de La planète des singes. La mise en scène est assez brillante et même plus d’une fois inspirée par les comics et les ambiances nocturnes. C’est un Batman qui mérite que l’on s’y attarde en plein dans une vague de comics remettant en cause le personnage et sa notion du bien et du mal, plus noir, plus nihiliste. Il est sûr que la jeune génération, plus habituée à la forme qu’au contenu, sera fortement perturbée. Pour notre part, sans être enthousiasmé, malgré quelques facilités, la notion de morale et d’une société nihiliste n’est pas pour nous déplaire. 

 Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
Support vidéo :
Langues Audio :
Sous-titres :
Edition :


  Titre original et français : The Batman

    Titre québécois : Le Batman

    Phrase d'accroche (en version originale) : "Unmask the truth"

    Réalisation : Matt Reeves

    Scénario : Matt Reeves et Peter Craig, d'après les personnages créés par Bill Finger et Bob Kane

    Costumes : David Crossman, Glyn Dillion et Jacqueline Durran

    Photographie : Greig Fraser

    Musique : Michael Giacchino

    Production : Matt Reeves et Dylan Clark

        Production exécutive : Michael E. Uslan, Walter Hamada, Simon Emanuel, Chantal Nong Vo

        Production associée : Toby Hefferman

    Sociétés de production : DC Films et 6th & Idaho Productions

    Société de distribution : Warner Bros. Pictures

    Budget : 185–200 millions de dollars

    Pays d'origine : États-Unis

    Langue originale : anglais

    Format : couleur

    Genres : super-héros, action

    Durée : 176 minutes

    Dates de sortie : 2 mars 2022

Distribution

    Robert Pattinson (VF : Thomas Roditi ; VQ : Nicholas Savard-L'Herbier) : Bruce Wayne / Batman

        Oscar Novak : Bruce Wayne, jeune

    Zoë Kravitz (VF : Lutèce Ragueneau ; VQ : Marie-Évelyne Lessard) : Selina Kyle / Catwoman

    Paul Dano (VF : Donald Reignoux ; VQ : Christian Perrault) : Edward Nashton / le Riddler5

        Joseph Walker : Edward Nashton, jeune

    Colin Farrell (VF : Boris Rehlinger ; VQ : Martin Watier) : Oswald Cobblepot / le Pingouin

    Jeffrey Wright (VF : Jean-Louis Faure ; VQ : Manuel Tadros) : le lieutenant James « Jim » Gordon

    Andy Serkis (VF : Jérémie Covillault ; VQ : Patrick Chouinard) : Alfred Pennyworth

    John Turturro (VF : Vincent Violette ; VQ : Sylvain Hétu) : Carmine Falcone

    Peter Sarsgaard (VF : Guillaume Lebon ; VQ : Antoine Durand) : le procureur Gil Colson

    Jayme Lawson (en) (VF : Aurélie Konaté ; VQ : Florence Blain Mbaye) : Bella Reál

    Alex Ferns : le commissaire Pete Savage

    Barry Keoghan (VF : Julien Crampon) : le Joker (caméo, crédité en tant que « Unseen Arkham Prisoner »)6

    Charles et Max Carver : les jumeaux vigiles

    Rupert Penry-Jones (VF : Damien Ferrette) : le maire Don Mitchell Jr.

    Con O'Neill (VF : Emmanuel Karsen) : le chef Mackenzie Bock

    Peter McDonald (VQ : Frédéric Paquet) : Kenzie

    Joseph Balderrama (VF : Fabrice de La Villehervé) : l'inspecteur en chef du GCPD

    Gil Perez-Abraham (VF : Romain Altché) : l'officier Martinez

    Luke Roberts : Thomas Wayne

    Stella Stocker : Martha Wayne

    Hana Hrzic : Annika Kosolov, la petite-amie de Selina Kyle

    Archie Barnes : le fils du maire

    Jay Lycurgo : un sbire

    Version française

        Studio de doublage : Dubbing Brothers

        Direction artistique : Michel Derain

        Adaptation : Pierre Arson

    Version québécoise

        Studio de doublage : Difuze

        Direction artistique : Christine Séguin

        Adaptation : Nadine Taillon