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affiche Wonder Woman

Wonder Woman

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Un film de Patty Jenkins ,
Avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen,

Genre : Science-fiction
Durée : 2h21
États-Unis

En Bref

Notre histoire débute par une île oubliée, loin de la fureur des canons et du vent de folie qui frappent le monde en cette année 1914. Les amazones vivent en harmonie, retirées depuis si longtemps qu’elles en ont peut-être oublié la raison de leur création. Un dieu de fureur, Zeus, leur donne la vie pour se dresser contre la haine et la violence qui sont les deux filles de la guerre. Elles ne sont qu’amour et paix quand, dans le silence des mères, les champs s’ouvrent à la caresse du vent pour produire le blé. Un jour il faudra bien quitter l’île pour affronter le monde et son chaos. C’est dans cette ambiance, sous la douceur des soleils levants, que grandit la jeune Diana. Fille de la reine Hyppolita et de sa tante Antiope, elle pousse comme un arbre entre amour et maniement des armes. Elle ignore encore lorsque qu’elle recueille cet homme venu de l’extérieur qu’elle porte un destin plus fort et de grandes responsabilités. Elle brise les règles pour découvrir, en compagnie de Trevor le pilote échoué, la fureur hors de l’île paisible.

Elle sait que celui qui porte le sang et la colère, Arès, le dieu de la guerre, le pourvoyeur des âmes pour Hadès quand elles passeront le Styx sans espoir de retour. Zeus créa les amazones, rempart contre ce fils avide de violence qui détruisit les dieux pour instaurer la tempête de la guerre sur Gaia. Les Allemands préparent une arme folle pour détruire l’humanité et infléchir l’issue des conflits. Leur faiblesse apparente cache une riposte plus cruelle. Arès, le Dieu de la guerre, est-il derrière tout cela ? Il est peut-être temps de sortir la tueuse de Dieu de son fourreau pour accomplir la fin de la quête. Les choses ne sont pas si simples que trouver un dieu et le tuer. Au cœur des champs de l’horreur, dans les plaines de la mort, un ange s’élèvera du fond des charniers pour ouvrir une aube nouvelle. Une lumière venue d’un temps se confond avec l’origine du monde. Quand les titans soufflaient sur la braise et qu’un certain Chronos rêvait. Le monde n’est pas fait pour la mort, mais pour la colombe. C’est ce qu’apporte Diana Amazone, mais avant elle doit vaincre la folie et devenir le nouveau symbole de la liberté, Wonder Woman.


Dès le départ du projet, les producteurs souhaitaient une réalisatrice féminine aux commandes du renouveau de Wonder Woman. C’est dans cet esprit que furent évoquées Kathryn Bigelow, Jennifer Yuh, Patty Jenkins ou encore Angelina Jolie. C’est Michelle McLaren qui est choisie en premier choix. Elle est surtout connue comme réalisatrice télé et abandonne le projet en 2015. C’est donc Patty Jenkins, (Monster) qui devient la première réalisatrice de films de super héros. Nous avons envie de dire qu’il était temps et bonne pioche ! Le personnage de Wonder Woman a surtout connu un gros succès avec Lynda Carter et la série télé de 1975 à 1979. On découvrait une Wonder Woman tournoyant avec son lasso, marquant toute une génération de bambins. La première super héroïne apparaît pour la première fois en 1941 dans All Star Comics. William Moulton Marston, son créateur, voulait une héroïne féministe que reprendront ceux qui lui succéderont particulièrement dans les années 80. Le communiqué de presse disait : « Wonder Woman a été conçue par le docteur Marston dans le but de promouvoir au sein de la jeunesse un modèle de féminité forte, libre et courageuse, pour lutter contre l’idée que les femmes sont inférieures aux hommes et pour inspirer aux jeunes filles la confiance en elles et la réussite dans les sports, les activités et les métiers monopolisés par les hommes ».

On reprochera à l’auteur d’être un adepte du bondage et d’exposer ses propres fantasmes. Au début, on découvrait beaucoup de jeunes femmes ligotées il est vrai, info ou intox, à vous de voir. Greg Rucka dévoile publiquement la bisexualité de l’héroïne fin 2016, ce qui semble une évidence. Dans les années 2010, c’est l’époque où DC comics place en avant celle-ci avec d’autres superhéros comme Catwoman et John Constantine. Patty Jenkins réussit à nous proposer, dans un univers assez souvent manichéen, une Wonder Woman beaucoup plus complexe. Sur une trame assez simple, une jeune fille quitte son foyer pour découvrir le monde et sa violence, elle pose les bases d’une légende, convaincue de son rôle de protecteur du monde. Les super héros prennent en général conscience de leur rôle à grands pouvoirs, grandes responsabilités, lors d’un parcours initiatique les confrontant au bien et au mal. C’est le mal qui force les amazones à se retirer du monde une fois celui-ci vaincu. Elles furent forgées, comme la tueuse de dieux, pour lutter contre le plus fourbe d’entre tous, le porteur de guerre, Arès. Elle quitte son île pour le trouver et mettre fin à un monde de misère, ouvrant ainsi les portes au bonheur. Le talent de la réalisatrice de Monster, c’est de transformer cette quête en un parcours initiatique comme le Bouddha isolé du monde découvrant la mort et la vieillesse. Wonder Woman découvre un monde imparfait où l’innocent n’a plus de chevalier pour le défendre. Cela donne des séquences inspirées, comme lorsqu’elle jaillit des tranchées tel un ange vengeur ou sauvant les villageois.

Elle ne peut rester insensible à la douleur et la misère des plus faibles. Certains verront sans doute une caractéristique maternelle, féminine. Pour ma part, je pense qu’elle est une humaniste dans ce monde de mort. Elle porte la vie et le renouveau, la terre qui germe et donne le blé contre la sécheresse et la mort portées par Arès. Le film ne manque pas de coups d’éclat, d’humour et de profondeur dans son discours. Féministe, non violent, il distille tout au long du récit une parole pacifiste à méditer. C’est aussi un récit de guerre avec une équipe de braves qui dépassent leur peur pour trouver force et courage. C’est un parcours initiatique pour tous ceux qui se révèleront au monde et à eux-mêmes en parcourant cette route de douleur. Patty Jenkins, en refusant les compromis, nous offre un renouveau du personnage remarquablement joué par Gal Gadot qui devrait la remettre sur le devant de la scène.

Patrick Van Langhenhoven

Note du support : n/a
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Sous-titres :
Edition :


    Titre original : Wonder Woman

    Réalisation : Patty Jenkins

    Scénario : Allan Heinberg et Geoff Johns, d'après une histoire d'Allan Heinberg et Zack Snyder, d'après les personnages créés par William Moulton Marston

    Direction artistique : Steve Carter, Stuart Kearns, Dominic Masters et Remo Tozzi

    Décors : Aline Bonetto

    Costumes : Lindy Hemming

    Photographie : Matthew Jensen

    Montage : Martin Walsh

    Musique : Rupert Gregson-Williams

    Production : Charles Roven, Deborah Snyder, Zack Snyder et Richard Suckle

    Sociétés de production : Atlas Entertainment, Cruel and Unusual Films, DC Entertainment, RatPac Entertainment et Warner Bros.

    Société de distribution : Warner Bros. Pictures

    Budget : 149 millions dollars2

    Pays d'origine : États-Unis

    Langue originale : anglais

    Format : couleur

    Genre : super-héros

    Durée : 141 minutes

    Dates de sortie : 7 juin 2017

Distribution

     Gal Gadot (VF : Ingrid Donnadieu ; VQ : Lynda Thalie) : Diana Prince / Wonder Woman

    Chris Pine (VF : Emmanuel Garijo ; VQ : Jean-François Beaupré)  : Steve Trevor

    Robin Wright (VF : Juliette Degenne) : la générale Antiope, la tante de Diana

    Connie Nielsen (VF : Marjorie Frantz) : la reine Hippolyte, la mère de Diana

    Danny Huston (VF : Jochen Häegele ; VQ : Jacques Lavallée) : le général Erich Ludendorff

    David Thewlis (VF : Gabriel Le Doze ; VQ : Benoît Rousseau) : Sir Patrick Gates

    Elena Anaya (VF : Elisabeth Ventura) : Isabel Maru / Dr. Poison, une scientifique folle spécialiste en chimie et créatrice de poisons

    Lucy Davis (VF : Véronique Alycia) : Etta Candy, la secrétaire de Steve Trevor

    Saïd Taghmaoui (VF : Mustapha Abourachid) : Sameer, un agent secret maître en déguisements

    Ewen Bremner (VF : Jean-François Vlérick) : Charlie, un tireur d'élite alcoolique et allié de Steve Trevor

    Eugene Brave Rock (VF : Philippe Vincent) : Chief

    Lisa Loven Kongsli (VF : Nadine Girard) : la lieutenante Menalippe, la tante de Diana

    Mayling Ng : Orana

    Florence Kasumba : Sénatrice Acantha

    Madeline Vall : Egeria

    Lilly Aspell (VF : Paloma Josso) : Diana à 8 ans

    Emily Carey (VF : Clara Quilichini) : Diana à 12 ans

    Ann Wolfe : Artémis

    Doutzen Kroes (VF : Caroline Espargilière) : Venelia

    Samantha Jo : Euboea