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affiche The Last Girl - celle qui a tous les dons

The Last Girl - celle qui a tous les dons

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Un film de Colm McCarthy ,
Avec Gemma Arterton, Glenn Close, Paddy Considine,

Genre : Fantastique
Durée : 1h52
Royaume-Uni

En Bref

Le monde a succombé à quelques spores de champignons qui transforment les humains qui les respirent en voraces. Ils n’ont plus qu’un but, une envie, vous servir à table. Ils errent sans but, réagissant au moindre bruit et à l’odeur humaine. Retranchée dans une base perdue, le Dr Caroline Caldwell tente de trouver un remède à l’Ophiocordyceps unilateralis. Elle examine un groupe d’enfants contaminés qui, malgré le virus, garde un semblant d’humanité. Ils essayent de ne pas céder à la tentation du mal, vous dévorer au déjeuner. Mélanie attire particulièrement son attention, elle semble résister à l’emprise du virus. Elle garde la conscience de sa part d’humanité et semble capable de réflexion poussée. L’institutrice de la base, Helen Justineau, tisse des liens profonds avec elle, au risque de se perdre. Quand la base est envahie par une meute de voraces et tombe sous la poussée des nouvelles hordes barbares, Helen, Caroline, Mélanie et un groupe de militaires conduit par le sergent Eddie Parks échappent au carnage pour fuir dans la campagne. Ils traversent des forêts et des villes tombées aux mains des créatures cannibales. Ils échouent dans un labo de secours au cœur d’une ville envahie par des enfants perdus retombés à l’âge de pierre. C’est ici que le Dr Caroline Caldwell espère reprendre ses recherches pour trouver un vaccin qui sauvera l’humanité. C’est ici que se dresse la plante à l’origine du mal. C’est ici que tout s’achève si chacun sait prendre la bonne route et garder l’âme de l’humanité.


Colm McCarthy nous propose une nouvelle  interprétation du mythe du zombie un peu plus écologique. C’est la nature avec l’Ophiocordyceps unilateralis, une plante qui existe vraiment et qui perturbe les colonies de fourmis. Il n’y avait qu’un pas, pour les besoins du film, elle mute sur l’humain. Plantes et cannibales nous amènent forcément à nous interroger sur les cultures carnivore et végétarienne de nos sociétés. L’accent est mis sur l’odeur et le claquement sec des mâchoires en manque. C’est une belle scène du début, impressionnante avec tous ces gosses innocents, jouant du bruit sec des canines. Cette société sans avenir tourne en rond comme le zombie et ne nous offre comme horizon que l’apocalypse ou se transformer en sac de chair pourrissante. Nous n’aurions donc aucun avenir. Depuis, le monde semble retrouver des couleurs, s’imaginer, espérer un futur et les zombies avaient disparus de nos écrans pour laisser place à la science-fiction. C’est en général des vaisseaux s’élançant dans l’espace pour coloniser Mars ou d’autres mondes.

C’est élaborer des utopies à l’inverse des dystopies monstrueuses. À noter que si nous entrevoyons un avenir pour l’humanité, il ne semble pas rose mais plutôt tiré vers des dystopies, utopies négatives. L’espoir dans The Last Girl - celle qui a tous les dons réside dans les enfants. La fin est explicite et nous propose une belle utopie, d’un bonheur possible. Je ne vous la dévoilerai pas. Elle reste un beau moment du film qui suit une route classique, avec quelques moments originaux. Certaines parties, comme la découverte des enfants perdus dans la cité, auraient même mérité un développement plus important. Peut-être est- ce le sujet d’un prochain film. Colm McCarthy se forme à la télévision, sur Sherlock Holmes, Dr Who, Morse, Les Tudors. L’intérêt de The Last Girl - celle qui a tous les dons  c’est bien de revisiter le genre, de proposer de nouvelles lectures en lien avec notre société. C’est nos comportements face à la nourriture, la barbarie, le regard posé sur l’autre, l’innocence, la culpabilité, et l’enfance comme espérance de lendemains qui chanteront peut-être. D’ailleurs, dans sa route initiatique, le groupe part du désert pour parcourir la forêt, et finit sa trajectoire en ville. Dans cette dernière trône le premier arbre, non pas de l’humanité, mais responsable du fléau. Il plonge dans les racines des mythes anciens pour nous raconter une histoire nouvelle. Le public du festival fantastique de Gérardmer ne se trompe pas en lui accordant le Prix du public.

 Patrick Van Langhenhoven

Note du support :
3
Support vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, cinéma respecté 2.35, Format DVD-9 couleurs
Langues Audio : Anglais, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Edition : Universal Pictures Video.


    Titre français : The Last Girl : Celle qui a tous les dons

    Titre original : The Girl with All the Gifts

    Réalisation : Colm McCarthy

    Scénario : M. R. Carey, d'après son roman Celle qui a tous les dons (The Girl with All the Gifts)

    Direction artistique : Philip Barber

    Décors : Kristian Milsted

    Costumes : Liza Bracey

    Photographie : Simon Dennis

    Montage : Matthew Cannings

    Musique : Cristobal Tapia de Veer

    Production : Will Clarke, Camille Gatin et Angus Lamont

    Sociétés de production : Altitude Film Sales, BFI Film Fund et Poison Chef

    Budget :

    Pays d’origine : Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

    Langue originale : anglais

    Genre : post-apocalyptique, horreur, thriller, dystopie

    Durée : 111 minutes

    Dates de sortie : 28 juin 2017

    Sortie Vidéo : 2 novembre 2017

Distribution

 Sennia Nanua (VF : Camille Timmerman) : Melanie

Gemma Arterton (VF : Chloé Berthier) : Helen Justineau

Glenn Close (VF : Evelyne Selena) : Dr. Caroline Caldwell

Paddy Considine : Sergeant Eddie Parks

Anamaria Marinca : Dr. Selkirk

Dominique Tipper (VF : Laura Zichy) : Devani

Abigail Sams : un des enfants de l'école

Fisayo Akinade : Private Kieran Gallagher

Anthony Welsh (VF : Eilias Changuel) : Dillon

Amy Newey : un enfant des rues

Elizabeth-Anne Fuller : un des enfants de l'école

Graham.A.Ward : un vorace

Eve Daly : un des enfants

Daniel Eghan : un soldat

Récompense

 Festival international du film de Catalogne 2016 : Meilleure actrice pour Sennia Nanua

Festival international du film fantastique de Gérardmer 2017 : Prix du public et Prix de la meilleure musique originale